Des cendres de la défaite, le Nigeria renaît : l’exploit historique des Super Falcons face au Maroc
Quand l’Histoire appelle, les légendes répondent. Et à Rabat, un soir vibrant d’émotions, les Super Falcons du Nigeria ont répondu avec rage et panache. Menées de deux buts, dans un stade survolté acquis aux Lions de l’Atlas, elles ont inversé le destin et signé l’un des plus grands retournements de situation du football africain : une victoire 3-2 contre le Maroc pour décrocher une dixième Coupe d’Afrique des Nations féminine. La « Mission X » est accomplie… et de quelle manière !
Ce n’était pas qu’une finale. C’était une résurrection. Une déclaration de règne. Une leçon de résilience.
Un départ de rêve pour le Maroc, une fin royale pour le Nigeria
Le Maroc n’a pas perdu de temps. À la 12e minute, Ghizlane Chebbak enflammait le Stade Olympique d’un missile imparable. Douze minutes plus tard, Sanaa Mssoudy profitait d’une défense nigériane en détresse pour doubler la mise. Le public explose. À 2-0, le rêve marocain semblait palpable.
Mais c’était sans compter sur les reines du continent.
Malgré une possession stérile en première mi-temps, les Nigérianes sont revenues des vestiaires avec une toute autre énergie. Esther Okoronkwo, véritable métronome du réveil nigérian, a d’abord transformé un penalty suite à une main marocaine vérifiée par la VAR. Puis, elle servait sur un plateau Folashade Ijamilusi pour l’égalisation à la 71e.
Et le coup de grâce ? Il viendra à la 88e minute. Sur un coup franc parfaitement brossé par Okoronkwo, Jennifer Echegini, entrée en jeu, surgit pour inscrire le but de la victoire et faire taire le stade de Rabat.
Dix titres et une domination indiscutable
Les chiffres sont sans appel :
13 éditions.
10 titres.
Le Nigeria ne joue pas simplement au WAFCON… il le domine.
Alors que plusieurs nations africaines commencent à miser sur le football féminin, le Nigeria reste la référence absolue. Mélange unique de talent brut, de rigueur tactique et d’une soif inextinguible de victoire, les Super Falcons sont une machine forgée pour la grandeur.
Cette victoire n’est pas une simple ligne de plus au palmarès. C’est un rappel cinglant que l’Afrique a une reine… et elle porte du vert.
Pendant ce temps à Casablanca : le Ghana s’arrache le bronze aux tirs au but
Le match pour la troisième place a lui aussi offert son lot de suspense. Après un nul 1-1 contre l’Afrique du Sud, les Black Queens du Ghana l’ont emporté 4-3 aux tirs au but. La jeune Nancy Amoh, 19 ans, a inscrit le tir au but décisif, concluant une revanche savoureuse après leur défaite face aux Banyana Banyana en phase de groupes.
L’Afrique du Sud, quant à elle, enregistre une nouvelle désillusion dans un match de bronze sa quatrième défaite en cinq tentatives.
La suite du programme
Rendez-vous en mars 2026, toujours au Maroc, pour la prochaine CAN féminine qui servira également de tournoi qualificatif pour la Coupe du Monde 2027 au Brésil.
Si cette édition a prouvé quelque chose, c’est bien ceci:
Le football féminin africain n’est plus en marge. Il est en pleine explosion. Il fait vibrer, il inspire, il règne. Mais au centre de cette révolution, une constance demeure : le Nigeria, impérial et implacable.
Longue vie aux Reines. Mission X est accomplie. Mais la bataille pour la couronne africaine ne fait que commencer.